Les océans détruits par le plastique

Rédigé par Baptiste Aucun commentaire
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Une mer remplie plastique La consommation de plastiques dans le monde ne connaît pas d’essoufflement depuis les années 50. La principale conséquence de cette appétence pour les produits plastiques est la pollution qu’elle génère sur l’environnement en particulier sur les océans. En effet, ce sont chaque année des millions de tonnes de déchets plastiques qui finissent par échoir dans les océans. Les déchets plastiques les plus denses comme le PVC se dirigent vers les fonds marins tandis les plastiques plus légers à l’instar du polyéthylène flottent sur la surface des mers. Il existe plusieurs variétés de matières plastiques qui échouent dans les océans, cela va des bouteilles aux résidus de polystyrène en passant par les sacs plastiques et les fibres synthétiques de textile. Cette pollution plastique des océans s’invite jusque dans nos assiettes ; en effet des études démontrent que les produits de la mer que nous consommons ainsi que le sel subissent la contamination du plastique qui gît dans nos océans. Cette pollution aux répercussions fâcheuses sur la santé et le bien-être de l’homme appelle des mesures radicales qui passent par une profonde révision de nos habitudes dans la gestion des déchets plastiques. Des océans qui subissent la pollution du plastique à l’échelle mondiale L’action des courants marins achemine vers les océans en provenance des littoraux les plastiques que l’on trouve sur la surface des océans. L’endroit vers lequel sont acheminés les déchets plastiques et la vitesse de déplacement sont assujettis au schéma général des circulations océaniques et atmosphériques. Au niveau de la planète, la rotation de la Terre agit sur les courants marins, lesquels évoluent en spirale ou en tourbillons que l’on nomme gyres. Il y a cinq gyres à l’échelle du monde dont deux dans l’Océan Atlantique, deux dans l’Océan Pacifique et un dans l’Océan Indien. Selon les estimations on observerait au plus 150.000 pièces de plastique dense au kilomètre carré au niveau des fonds marins et au plus 900.000 résidus de plastique en surface des océans. L’activité des courants marins à l’échelle du globe dirige les déchets vers des endroits-clé calmes et caractérisés par l’existence de gyres. Au niveau de ces endroits, on peut observer une énorme accumulation de plastiques, ce qui vaut à ces zones d’être qualifiées de « continents plastiques ». La dégradation des déchets plastiques peut prendre plus ou moins de temps dépendamment de la nature du plastique et de leur épaisseur. La dégradation des plastiques peut également dépendre de certains facteurs liés à l’environnement tels que l’action mécanique associée à l’effet d’érosion occasionné par les vagues et l’action chimique que l’on peut attribuer aux UV du soleil.

L’impact de la pollution des océans sur les produits de la mer

Certaines études ont été menées pour déceler au niveau des produits halieutiques et du sel d’éventuelles traces de plastique. Ces études ont consisté dans le prélèvement d’échantillons de sel et de produits de la mer destinés à subir des analyses pour établir une éventuelle présence de plastique. Les études ont été concluantes car il est apparu que la majorité de ces produits subit à des degrés variables la contamination de plastique que ce soit le sel, les crustacés et les mollusques. Les résultats établis par ces études sont particulièrement préoccupants quand on considère les conséquences de l’absorption de plastique sur la santé notamment sur les capacités reproductives. Est-il en effet besoin de rappeler que le plastique est un produit issu du pétrole. Il convient donc de considérer que la pollution des océans par le plastique est un lancinant problème de santé publique. Le défi pour le monde de la plasturgie est grand.

Quelles solutions pour préserver nos océans du plastique ?

La pollution des océans par le plastique est un fléau qui menace le bien-être de chaque humain et il ne faudrait pas attendre que les solutions viennent exclusivement du sommet ; chaque citoyen à son échelle individuelle doit œuvrer pour contribuer à juguler ce phénomène. Cette action citoyenne passe par des gestes simples du quotidien qui peuvent à grande échelle avoir une incidence positive sur notre environnement. Vous pouvez par exemple commencer à ne plus jeter les emballages dans la nature et à accorder la priorité aux emballages que l’on peut recycler : le verre se recycle par exemple plus facilement après usage que le plastique. Pour conserver aliments, vous pouvez privilégier les contenants en verre plutôt que les contenants plastiques. Plutôt que d’utiliser des bouteilles d’eau minérale en plastique vous pouvez utiliser des gourdes en métal. Ce sont quelques petits gestes du quotidien qui ne sont certes pas révolutionnaires mais qui peuvent changer les choses si nous sommes nombreux à les pratiquer.

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